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 Je connaissais l’histoire de ce petit garçon, nomade du désert qui demanda un jour à son grand père de lui expliquer ce qu’était une femme. L’homme avait répondu que la tâche était impossible tant elles étaient plurielles.


Alors « décris-les moi si elles sont si nombreuses », demanda l’enfant, « nous avons le temps, le voyage est long » et le vieillard se rendit compte que de tous ces multiples, il ne savait dépeindre que les deux seules femmes qu’il avait connues, son épouse et sa mère, encore présente en sa mémoire. 


Alors, l’homme parla de la terre, de l’eau, du feu et du ciel. Ce sont là, les mots qu’il utilisait pour décrire ce qu’il ressentait sans savoir  nommer, la féminité.


La féminité est au cœur de la sculpture de FAZ.

La femme y est élément ; aussitôt née, elle se fond dans la nature qui lui donne vie, peut-être est-ce le contraire. Alors, comme pour lever ce doute, la main de FAZ sculpte plus loin encore, elle va droit au désir, à son issue : le sentiment. La passion y guette la tendresse, les corps mêlés de terre ou de bronze invitent à ce voyage.


Les courbes sont sensuelles, les mouvements intimes, jamais provocants ; comme une voix au timbre envoûtant, chaque sculpture nous attire vers une autre, vers plus de connaissance, le délicat n’a pas de limite.

En tournant autour de ces femmes aux visages qui filent vers le ciel, on imagine un regard, et au-delà de l’attitude, la vie qu’elle suggère, le moment tout du moins.

Les femmes de FAZ sont belles, subtiles, attirantes et sincères, si touchantes que presque dangereuses ; on voudrait repartir au bras de l’une d’elles, avoir le privilège de lui parler, d’entendre une confidence.

La sculpture est si vivante que l’on peut se prêter à rêver.

Et après tout qui sait ? Peut-être, une fois le soir venu, lorsque l’exposition ferme au public, dans la pénombre solitaire, ne se mettraient-elles pas à parler ?

Alors un grand père du désert n’aurait plus qu’à faire visiter le lieu à son petit fils.

Marc Levy


I knew the story of this little boy, a desert nomad, who once asked his grandfather to explain to him what a woman was. The man answered that the task was impossible, as they were several.


So “describe them to me if there are so many”, asked the child, “we have time, this is a long journey”, and the old man realized that in this multitude, he could only depict the two women he had known, his spouse and his mother, still present to his mind.


So the man spoke of earth, water, fire and heaven. These are the words he used to describe what he felt without being able to name, womanhood.


Womanhood is at the heart of FAZ’ sculpture. Woman as element.

As soon as she comes to life, she blends into nature, which gives her birth, or may be it’s the opposite. So, as if to lift this doubt, FAZ’ hand sculpts further, it goes straight to desire, to its outcome: emotion. Passion yielding to gentleness, the bodies mingled with earth or bronze invite you to this journey.


Curves are sensual, motions intimate, and never provocative. Like an enchanting voice, each sculpture leads you to another, to yet more knowledge, there are no limits to delicacy.


Walking around these women, whose faces shoot towards the sky, one imagines a glance, and beyond the pose, the life it suggests, the moment, at least.


FAZ’ women are beautiful, subtle, attractive and sincere, so touching that they are almost dangerous. One would like to leave, on the arm of one of them, to have the honor to talk to her, to hear a confiding whisper.

The sculpture is so alive that one can start dreaming.


And in the end who knows? May be, at nightfall, when the exhibition closes to the public, in the solitary half light, may be they would start speaking. Then, a grandfather from the desert would guide his grandson through the place.

Marc Levy

 




 

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